Comprendre les problèmes de vessie chez les patients atteints de SEP et comment l’ASI peut les aider

La sclérose en plaques (SEP) peut provoquer des problèmes de vessie comme l’incontinence et la rétention urinaire, mais l’autosondage intermittent (ASI) peut aider à les résoudre. Apprenez-en davantage auprès de Shauna Brady, une infirmière diplômée, spécialisée dans la prise en charge des symptômes de la SEP.

Découvrez les problèmes urinaires associés à la SEP et comment l’ASI peut les résoudre.

Infirmière diplômée, Shauna Brady s’attache à aider les patients atteints de SEP à gérer leurs symptômes. Elle s’est récemment entretenue avec Hollister pour expliquer comment elle accompagne les personnes atteintes de SEP dans le but de les aider à améliorer leur qualité de vie. « Cette maladie est bien plus prise en compte qu’auparavant et toutes sortes de collectes de fonds et de célébrités font part de leurs expériences avec cette maladie », déclare-t-elle. « La recherche progresse et de nouveaux traitements sont disponibles, mais la route est encore longue. »

Découverte du lien entre les problèmes de vessie et la SEP

« De nombreuses personnes atteintes de SEP présentent des symptômes au niveau de la vessie, qu’il s’agisse d’urgence urinaire, de pollakiurie (envie fréquente d’uriner), d’incontinence ou de rétention urinaires ; mais ils ne se rendent souvent pas compte que ces problèmes sont provoqués par leur maladie », souligne Shauna. « Certains patients peuvent penser que c’est parce qu’ils vieillissent, ou des patientes considèrent que c’est parce qu’elles ont eu un bébé ou qu’elles sont en pleine ménopause ; c’est pourquoi il peut arriver que les patients ne mentionnent même pas ces symptômes lorsqu’ils consultent dans notre établissement sur recommandation de leur neurologue. »

Shauna pense qu’une longue conversation avec les patients les amène souvent à parler de leurs problèmes de vessie. Dès lors qu’elle leur explique que leurs problèmes urinaires peuvent être provoqués par leur SEP, beaucoup d’entre eux sont interloqués. « Je crois que les patients atteints de SEP ont besoin de plus d’informations sur la façon dont leur maladie peut affecter leur vessie », indique Shauna.

Parler d’anatomie et d’habitudes aux toilettes

Pour aider les patients à mieux comprendre comment la SEP provoque des problèmes de vessie, Shauna a découvert qu’il était très utile d’expliquer comment fonctionne un système urinaire en bonne santé . « Cette formation sur l’anatomie est tellement importante avec un nouveau ou une nouvelle patient(e) », souligne Shauna. « Avant de chercher des solutions, chaque patient(e) doit comprendre comment les choses doivent fonctionner et pourquoi elles ne fonctionnent pas bien chez lui/elle. »
 

Shauna discute également des habitudes urinaires. « Je parle du jet d’urine et je fais remarquer que, s’ils vont aux toilettes toutes les heures, le jet sera faible parce qu’ils ne laissent pas le temps à leur vessie de se remplir », remarque-t-elle. Elle évoque aussi l’urgence. « Je leur demande s’ils peuvent se retenir d’uriner ou s’ils doivent se dépêcher d’aller aux toilettes », explique-t-elle. « Et je leur parle également de rétention urinaire ; s’ils ne vident pas complètement leur vessie, c’est peut-être pour cela qu’ils souffrent d’infections urinaires fréquentes ».

Shauna leur propose également des conseils pratiques. « J’aime aborder des sujets tels que l’apport hydrique, et la raison pour laquelle l’eau ou les autres liquides sans caféine sont préférables si l'on veut éviter d'irriter sa vessie », explique-t-elle.

Tout apprendre sur le dysfonctionnement de la vessie neurogène

Shauna ne se contente pas d’expliquer le fonctionnement du système urinaire à ses patients atteints de SEP et de s’informer de leurs habitudes aux toilettes : elle les sensibilise également aux troubles de la vessie neurogène. Une personne présentant une vessie neurogène souffre d’un problème de contrôle de la vessie provoqué par une lésion ou une maladie des nerfs, de la moelle épinière ou du cerveau. Voici quelques éléments-clés qu’elle explique à ses patients atteints de SEP à propos de cette pathologie :

  • Chez un individu en bonne santé, alors que la vessie se remplit, le muscle détrusor tapissant la paroi de la vessie s’étire. Il passe ensuite de cet état détendu à la contraction; qui conduit à la miction (urination)
  • Une vessie neurogène empêche le muscle détrusor de vider complètement la vessie lorsqu’il se contracte
  • Une vessie neurogène peut provoquer une rétention d’urine, générant un risque accru d’infections urinaires

Shauna peut faire une échographie de la vessie d’un(e) patient(e) pour savoir si de l’urine est retenue dans sa vessie.

Effectuer des ASI pour gagner en qualité de vie


« Toute cette formation et ces explications facilitent la préparation de mes patients à essayer l’autosondage intermittent ; je crois vraiment que l’ASI peut libérer les patients et je leur explique toujours comment cette technique peut améliorer leur qualité de vie », souligne Shauna. « Par exemple, certaines personnes peuvent ne pas vouloir partir en randonnée sans savoir si des toilettes sont disponibles sur leur chemin. Mais, si elles peuvent réaliser un ASI avant de partir, elles peuvent faire cette randonnée. Elles peuvent continuer à vivre normalement et voir leurs amis, en sachant que leur vessie a été complètement vidée.

Shauna sait également pertinemment ce que les patients atteints de SEP craignent le plus : le manque de contrôle. « Ne pas pouvoir maîtriser leur état représente leur plus grande crainte. Mais, avec l’ASI, ils peuvent parfaitement gérer leurs symptômes vésicaux », indique-t-elle. « Ils peuvent décider quand et comment le réaliser et gagner en indépendance et en maîtrise de soi dans ce monde si imprévisible. Dès lors qu’ils connaissent les avantages de cette technique, l’ASI peut changer leur vie. »


 
 






Shauna Brady est infirmière diplômée, spécialisée dans la prise en charge des symptômes des patients atteints de sclérose en plaques (SEP) en Alberta, au Canada. Ambitieuse et soucieuse d’offrir les meilleurs soins possibles, Shauna a étudié et obtenu son diplôme d’infirmière conseillère en incontinence, puis plus tard d’infirmière qualifiée en SEP. Ses soins aident les personnes atteintes de SEP à gérer tous les types de problèmes physiques et les conditions lié(e)s aux modes de vie.








Shauna a reçu une rémunération de Hollister Incorporated pour ses contributions à cet article.